Le cadre de la psychanalyse

Une rencontre dont les effets inouïs sont obtenus par une alliance solide et durable entre les intervenants qui en sont les moteurs. Cela implique la mise en place d'un cadre permettant l'association libre de la parole*, les transferts, puis la relance et le mouvement psychique. Ce processus demande un investissement de chacun. La motivation et l'implication en sont donc les meilleurs atouts.

- confidentialité absolue

- la durée d'une séance est entre 35 et 45mn

- après un temps préparatoire, la règle fondamentale de ce dispositif (allongé, on ne voit pas le psychanalyste) consiste à laisser le champ totalement libre à la parole*, à la disgression. Ce dispositif peut être modifié dans certaines conditions (face à face)

 

Entreprendre un travail psychanalytique est une démarche absolument personnelle et implique un désir existentiel : impossible de le comparer à une sorte de besoin passager

 

Philippe Raynal Psychanalyste 

 

* La règle psychanalytique fondamentale à laquelle le patient doit obéir : Il faut, dès le début, faire connaître cette règle à l'analysé: " Une chose encore avant que vous commenciez. Votre récit doit différer, sur un point, d'une conversation ordinaire. Tandis que vous cherchez généralement, comme il se doit, à ne pas perdre le fil de votre récit et à éliminer toutes les pensées, toutes les idées secondaires qui gêneraient votre exposé et qui vous feraient remonter au déluge, en analyse vous procéderez autrement.

Vous allez observer que, pendant votre récit, diverses idées vont surgir, des idées que vous voudriez bien rejeter parce qu’elles ont passé par le crible de la critique. Vous serez tenté de vous dire: « Ceci ou cela n’a rien à voir avec ceci » ou bien « telle chose n’a aucune importance » ou encore « c’est insensé et il n’y a pas lieu d’en parler ». Ne cédez pas à cette critique et parlez malgré tout, même quand vous répugnez à le faire ou justement à cause de cela. Vous verrez et comprendrez plus tard pourquoi je vous impose cette règle, la seule d’ailleurs que vous deviez suivre.

Donc, dites tout ce qui vous passe par l’esprit. Comportez vous à la manière d’un voyageur qui, assis près de la fenêtre de son compartiment, décrirait le paysage qui se déroule à une personne placée derrière lui. Enfin, n’oubliez jamais votre promesse d’être tout à fait franc, n’omettez rien de ce qui, pour une raison quelconque, vous paraît désagréable à dire.

( S. Freud, La technique psychanalytique, PUF, 1953, p. 94-95 )